Permaculture


exemple_permaculturePermaculture: travailler avec la nature

La réflexion sur l’agriculture naturelle et l’expression «permanent agriculture» datent du début du XXe siècle. En 1975, devant les dégâts causés par l’agriculture industrielle et la pollution, deux chercheurs australiens, Bill Mollison et David Holmgren, ont élaboré des systèmes de culture et d’élevage régénératifs auxquels ils ont donné le nom de «permaculture».

Les pratiques de la permaculture consistent à respecter et favoriser les processus naturels à l’œuvre dans les petits espaces de culture. La beauté de ces pratiques réside dans le fait qu’elles ne se limitent pas à l’application de nouveaux gestes. Elles sont associées à une vision éthique et à long terme de l’agriculture reposant sur trois principes, le soin de la terre (sols, forêts, eau), le soin de l’humain (soi-même, les autres et les générations à venir) et le partage équitable des ressources (limitation de la consommation, distribution des surplus).

La permaculture est une solution holistique locale à un problème global. Sa mise en œuvre se base sur une étude préalable d’un écosystème donné. Cela passe par l’observation de son environnement dans sa globalité, ses sols, ses végétaux, ses animaux, son ou ses microclimats. Ensuite, vient l’application de certains principes tels que l’interaction entre végétaux ou entre végétaux et animaux, le respect des cycles naturels, l’établissement de la résilience du système en assignant chaque fonction à plusieurs éléments et l’utilisation optimale de l’espace dans le but d’accroître la productivité.

Concrètement, dans l’aménagement d’une zone en permaculture, la connaissance de l’écosystème permet de choisir les emplacements adéquats pour les espaces de culture, l’introduction d’animaux qui se nourrissent d’adventices et de fruits tombés au sol et dont les déjections apportent de l’engrais aux arbres fruitiers et aux autres végétaux. La culture étagée et la plantation en butte augmentent la surface de culture, et la plantation en quinconce la densifie.

Le même souci d’efficacité s’applique aussi à l’association de plantes. Certaines plantes ont des affinités, comme les poireaux et les fraises. La synergie entre elles permet la fertilisation par fixation d’azote et la protection contre les nuisibles et garde le potager sain. Dans un potager régénéré, l’utilisation de paillis garde un taux d’humidité constant et permet aux micro-organismes de fertiliser le sol en permanence.

La permaculture a fait des adeptes dans le monde entier, en Angleterre, au Brésil, aux Etats-Unis, au Canada… En France, elle est pratiquée à titre expérimental par l’Inra et l’AgroParisTech à la ferme biologique du Bec-Hellouin. L’association Brin de paille organise annuellement les Rencontres de la permaculture francophone.

Laisser un commentaire